Journée Internationale du droit des femmes

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Catégorie
Spectacles
Date
2021-03-07 18:00
Lieu
Relais de Poche
Nombre de places
49
Places disponibles
49
Téléphone
06.71.598.298
Email
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Site internet

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Quatre siècles d’irrégulièrEs de la littérature francophone

Les écrivains oubliés sont légions. Parmi eux, il en est qui sont souvent à l’écart des courants dominants consacrés par l’histoire littéraire, mais qui valent pourtant par leur singularité et l’exigence de leur démarche.

Ce cycle de lectures à la découverte de ceux que nous appelons « irréguliers », est exclusivement consacré à des femmes. Même si elles ont été longtemps moins nombreuses à écrire, les femmes,  souvent chichement publiées, sont les grandes oubliées de la littérature qui ne retient qu’un très petit nombre d’entre elles par siècle.

Ce cycle, de 6 séances, revisite les quatre derniers siècles, sans aucune prétention à l’exhaustivité, mais avec le souci d’exhumer les noms d’un nombre important de femmes et d’aller à la rencontre de textes remarquables, méconnus, dont les auteures illustrent tous les genres littéraires et différents courants de sensibilité. Chaque séance présente, autour d’une thématique commune, quelques pages d’une cohorte d’écrivaines admirables.

1. Des proses novatrices
De la seconde moitié du XVIIe à la fin du XIXe siècle, les doigts d’une main suffisent à compter les prosatrices que l’histoire littéraire célèbre. Pourtant il en est d’autres avec des qualités littéraires certaines et une profonde originalité qui contribuèrent à l’invention de nouvelles écritures pour dire l’évolution des sensibilités. Nous rencontrerons ainsi Mme de Villedieu (1640-1683), Catherine Bernard (1662-1712), Henriette-Julie de Castelnau de Murat (1670-1716), Mme Riccoboni (1713-1792), Isabelle de Montolieu (1751-1832), Sophie Cottin (1770-1807), et Marie Krysinska (1857-1908).

2. Littérature et théâtre d’idées
A partir du XVIIe siècle, les femmes sont plus nombreuses à écrire, et plus seulement des poèmes ou des romans. Ainsi Mme de Sablé (1599-1678) compose des maximes avant La Rochefoucauld, Mme de La Guette (1613-1676), une des premières femmes mémorialistes, raconte sa vie intrépide avec un ton très personnel. Mme de Brégy (1619-1693) cultive l’art des portraits sans concession, bien avant La Bruyère, tandis que Jeanne-Michelle de Pringy (1660-1709) s’attache à décrire les différents caractères des femmes. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, elles sont un certain nombre à écrire du théâtre : ainsi Catherine Durand (1670-1736) écrit des « Comédies en proverbes », occasions de mettre en scène des problèmes liés à la condition féminine, tandis que Anne-Marie du Boccage (1710-1802) met en scène Les Amazones.

3. Femmes du peuple et enracinement campagnard
La littérature écrite par des femmes fut d’abord le fait d’aristocrates, puis aussi de femmes issues de milieux cultivés. Ce n’est qu’au XIXe siècle que les premières prolétaires prennent la plume avec Elisa Fleury (1795-1862), Reine Garde (1810-1887), Rose Harel (1826-1885), ou Malvina Blanchecotte (1830-1897). Un siècle plus tard, Henriette Valet (1900- ?) témoigne encore de l’extrême dureté de la condition des femmes. La vie modeste des campagnes est aussi source d’inspiration : Josette Clotis (1910-1944) en est un exemple.


4. Quelques écrivaines hardies
En dehors d’un grand nombre de poétesses, la période entre 1880 et 1930 voit des femmes s’aventurer toujours plus loin pour dénoncer les conventions et les hypocrisies. On a ainsi choisi d’évoquer des littératrices malgré tout bien différentes : Gisèle d’Estoc (1845-1894) et son Cahier d'amour, Jane de la Vaudère (1857-1908) écrivaine du voluptueux, Valentine de Saint-Point (1875-1953) frénétique et futuriste, mais éprise de vérité, Jeanne Landre (1874- 1936) chroniqueuse de la vie montmartroise, Jeanne Marais (1888-1919) au style qualifié de gentiment cynique qui ne craint pas les sujets audacieux, Renée Dunan (1892-1936), au delà des conventions bourgeoises, et Raymonde Linossier (1897-1930), auteure d’un unique roman iconoclaste de quelques pages.

5. Chemins d’absolu
La tentation de l’absolu, l’exigence sans concession est la marque de nombre d’œuvres de la seconde moitié du XXe siècle. Cette quête peut mener à la folie, au suicide, ou à Dieu, à moins que l’écriture ne permette une échappée. Les destinées diverses de Colette Thomas (1918-2006), Gilberte Dallas (1918-1960), Agnès Rouzier (1936-1981), Huguette Gaulin (1944-1972), Sophie Podolski (1953-1974), Renée Brock (1912-1980), Jacqueline Frédéric Frié (1922-2009), ou même Yvonne Escoula (1913-1987) sont là pour en témoigner.

6. Quelques poétesses singulières
Si l’histoire littéraire a d’abord mis en avant le nom d’Anna de Noailles, les poétesses dignes d’intérêt abondent entre 1880 et 1930. On convie à la découverte de quelques-unes, particulièrement oubliées, aux destins bien différents, mais toutes éprises de modernité : Blanche Sahuqué (1860-1912), Alice de Chambrier (1861-1882), Jean Dominique (1873-1952), Paule Lysaine (- ? -), Hélène Picard (1873-1945), Marie Nervat (1874-1909), Elsa Koeberlé (1881-1950), Marguerite Gillot (c.1890-1926), Hélène d’Oettingen (1887-1950), Sabine Sicaud (1913-1928).

 
 

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  • 2021-03-07 18:00

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